Amabilia.com
Navigation Amabilia.com
 
Vous êtes ici: Amabilia.com - Sociétés

Métiers: Portes ouvertes aux femmes
Kristina Raymond, pilote d’hélicoptère
par Marie-Philippe Châtillon - Amabilia.com -


Pilote d’hélicoptère: Pilote un hélicoptère pour transporter des passagers et du fret.

Avec son métier, Kristina Raymond réussit à joindre l’utile à l’agréable: Elle contemple des paysages surprenants tout en transportant des équipes ou en soulevant de lourdes charges, et parfois même, en venant en aide à des personnes dans le besoin. À bord de sa bulle de verre, elle est amenée à voyager partout au Québec, de la Côte-Nord à Trois-Rivières, en passant par Sept-Îles. Chaque fois, c’est un nouveau voyage, une aventure, une rencontre.

Kristina Raymond
Kristina Raymond

«J’adore voler. On vit des grosses journées, exigeantes, mais avec mon hélico, je vole vraiment et je n’ai jamais eu peur!»  Kristina Raymond vient de compléter deux saisons avec la compagnie Héli-Max, à titre de pilote d’hélicoptère. Au cours des mois, elle a été appelée à déplacer des équipes travaillant surtout en industrie minière et à utiliser l’élingue (pièce assurant le lien entre le convoyeur aérien et le sol) afin de déplacer des matériaux sur un terrain précis. Cette dernière fonction exige une bonne capacité de concentration, une grande dextérité et une minutie, qualités que possède la jeune pilote de 23 ans. «En fait, travailler avec l’élingue, c’est ma tâche préférée; c’est un défi, il faut être constamment alerte, calculer, réfléchir, c’est un travail à la fois physique et mental.» D’ailleurs, dans les années à venir, Kristina Raymond souhaite se spécialiser dans ce domaine afin de se voir confier des tâches plus complexes, nécessitant une habileté certaine et une précision hors du commun. «À cent pieds dans les airs, c’est parfois une question de centimètres à droite ou à gauche, il faut bien manœuvrer!»Cette confiance, Kristina Raymond l’acquiert au fil de ses années d’études et à travers les stages effectués. Alors qu’elle n’a que 16 ans, elle s’intéresse au pilotage. Elle obtient une bourse de planeur et passe six semaines à Saint-Jean-sur-Richelieu à s’élancer dans les airs. Elle plane réellement.

Elle réalise qu’elle rêve de voyager, de travailler à l’extérieur, de bouger: «À l’école secondaire, mes cours préférés étaient la biologie et l’éducation physique; je passais mes journées les yeux tournés vers la fenêtre.» Elle décide finalement de s’envoler pour Chicoutimi afin de s’inscrire au programme de pilotage offert dans cette région. «Pour moi, voler représentait la beauté, la liberté.» Après un long processus sélectif, elle obtient l’une des quarante places disponibles parmi les 300 demandes. Malgré les réticences de son père, inquiet pour sa sécurité, elle effectue un décollage sans heurt et quitte Montréal.  Lors de sa troisième année de formation, elle n’hésite pas, elle opte pour la spécialisation en hélicoptère. Elle se retrouve aux côtés de trois garçons et d’une fille, phénomène assez inusité pour une école qui ne voit habituellement que très peu de femmes sur ses bancs.  «Piloter, c’est un travail manuel. Le fait qu’il y ait si peu de filles dans ce domaine ne m’a jamais influencée. On travaille dans le bois, en forêt, dans des conditions difficiles.  Et l’hélicoptère, ça reste une grosse machine, ce qui attire plus d’hommes selon moi!»  Tous les jours, Kristina Raymond se retrouve propulsée dans un univers masculin. Les équipes de géologues, les foreurs, les pilotes… Elle affirme pourtant ne jamais avoir senti de malaise. «Les vêtements sport que je porte et mon attitude sérieuse ont un impact sur l’atmosphère de travail entre les clients et moi. Parfois, on passe deux semaines isolé en forêt. Je fais en sorte que tout se passe bien.» Selon elle,  il peut arriver qu’une autre pilote vive une tout autre expérience, il suffit d’un faux pas ou d’une rumeur pour que tout prenne des allures exagérées, créant certains problèmes. «Comme dans plusieurs autres milieux, il y a de la discrimination. J’ai passé une année à chercher un emploi, et un directeur d’une autre compagnie m’a finalement avoué qu’il ne m’engagerait pas parce que j’étais une fille.»
Kristina Raymond est fière de s’être taillée une place, d’être aujourd’hui reconnue pour son professionnalisme, son respect et son amour du travail. À chaque envolée, elle doit à la fois prendre en considération ses propres limites, celles de l’engin, de la météo et les demandes du client. «Je réussis à faire valoir mon point.  Je dois toujours être en contrôle et assurer la sécurité… C’est vraiment un métier passionnant!»  À voir son sourire et ses yeux pétillants, nul doute qu’elle a fait le bon choix: l’aventure la mènera loin!

Suite du dossier:

- Béatrice Ardisson, illustratrice sonore
-
Wanda Kaluzny, chef d’orchestre
- Julie Payette, astronaute
- Kristina Raymond, pilote d’hélicoptère

Votre point de vue:

Selon vous, certains métiers sont-ils encore aujourd’hui exclusivement réservés aux hommes? Pour quelles raisons compte-t-on peu de femmes dans certains domaines, par exemple en ingénierie, construction, pilotage?

Exercez-vous un métier peu conventionnel? Si oui, avez-vous lutté pour vous tailler une place? 

Réagissez sur les forums d'Amabilia.com

 
Ajouter à Kakinews
Envoyez ce texte à un(e) ami(e)

 



M'inscrire à la lettre d'information
hebdomadaire d'Amabilia.com





Amabilia et les renseignements personnels - Conditions de services - Nous écrire - Annonceurs - Les Blogs Amabilia.com
Copyright © 1999-2007 Les Consultations Amabilis Inc. Tous droits réservés - Partenaires: Saveurs Nomades


Chaine Mode & Styles Chaine Beauté Chaine Cuisine & Gastronomie Chaine Voyage Chaine Sociétés Forums Amabilia.com Blogs Amabilia.com RSS Amabilia.com