inséminations infructueuses et une fausse couche, le couple se décide à entreprendre des démarches d’adoption. Ils épluchent alors toute la documentation sur le sujet et bientôt une première étape est franchie: Ils arrêtent leur choix sur la Colombie. Dès lors, patience et espoir se mêlent de la partie, le désir d’avoir un enfant est plus fort que tout, personne ne se décourage. «La patience est une vertu», diront certains… Et bien dix-huit mois plus tard, la joie est totale: la proposition d’adoption est reçue un 23 avril et amène avec elle la concrétisation d’un grand souhait: créer une famille. Presque un mois plus tard, le 13 mai, les futurs parents s’envolent le cœur léger, les yeux brillants. Cap sur la Colombie.
La petite Colombienne ne sait pas ce qui l’attend; à 2 mois et 2 jours, elle se retrouve au creux de nouveaux bras grands ouverts, la serrant fort contre un cœur chaud d’amour, bondissant d’excitation. Ève est loin d’être déçue: «Nous avions très peu de craintes… Probablement comme tous les parents, nous espérions un beau bébé en santé.» La vie amène à la vie, le petit être entraîne la joie de vivre et la bonne humeur; les parents sont comblés: «Nous avons vécu une aventure merveilleuse, je parle très souvent d’un conte de fées!» Le vœu est exaucé et le choix du nom n’a rien du hasard, comme s’il était descendu du ciel: Angélica.
Pour le plus grand bonheur de maman et papa, Angélica est encore petite. L’intégration se fait bien: «Lorsque j’ai tenu ma fille dans mes bras pour la première fois, je me disais que nous n’aurions pas pu recevoir notre proposition avant, car ce n’aurait pas été elle…» L’enfant est accueilli chaleureusement dans la grande famille et est tout de suite entourée d’amour grâce aux grands-parents, oncles, tantes et cousins, cousines. Tous sont unanimes: Angélica apporte la joie.
«Souvent, les gens croient que nous avons fait un beau geste en adoptant un enfant, et bien dans notre cas, c’est un geste égoïste, nous voulions fonder une famille et c’est dans ce but que nous avons adopté un bébé.» Pour le plus grand bonheur de leur fille! Ève ajoute qu’elle veut absolument vivre à nouveau l’expérience d’adoption: «Nous devons quand même être conscients que ce n’est pas toujours un conte de fée, tout comme une grossesse…» Mais le désir de revivre ce bonheur unique est plus fort que tout, le désir de devenir un, une famille unie dans l’amour, de se rassembler pour grandir et évoluer ensemble, au-delà des frontières.
* Prénom fictif
Suite du dossier:
- Adoption: Trois possibilités
Témoignages
- Élaine, mère de Jérémie
- Ève, maman d’Angélica
- Avis
d'expert: Dupont, travailleuse sociale en adoption
Votre
point de vue:
1- Selon vous, y a-t-il encore beaucoup de préjugés face aux mères laissant leur enfant en adoption? Que pensez-vous vous-même de l’adoption?
2- Et pour celles qui ont déjà adopté, comment s’est passé votre expérience? Trouvez-vous que les ressources d’aide à l’adoption sont suffisantes?
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