doit respecter les mêmes critères qu’à l’international). Au Québec, l’adoption interne relève des Centres Jeunesse du Québec, où il nécessaire de déposer une demande, et offre deux alternatives: l’adoption régulière ou par banque mixtes.
L’adoption régulière permet à un enfant d’être adopté avec le consentement de ses parents biologiques. L’attente est très longue et peut atteindre cinq ou six ans puisque cette procédure représente une partie minime des cas, il n’y a pas beaucoup de bébés confiés directement à l’adoption.
L’adoption en banque mixte est possible dans le cas où les parents biologiques de l’enfant sont indécis, ils ne savent pas encore s’ils veulent le confier en adoption. L’enfant est d’abord jumelé à une famille d’accueil, faisant partie d’une banque de noms d’adoptants potentiels, puis, une fois que les services sociaux ont jugé bon de ne pas le confier à ses parents biologiques, l’accord de la Cour du Québec ou le consentement des parents officialise l’adoption. La famille peut parfois être en attente d’une réponse des parents biologiques pendant plusieurs années. Ce type d’adoption comporte un risque: celui de se faire retirer la garde de l’enfant sous demande parentale.
Bon nombre des adoptions se soldent par un succès mais les embûches peuvent sembler interminables au début. Ce parcours nécessite une remise en question chez le couple adoptant sur ses motivations profondes, ses craintes, ses attentes. Il est difficile de croire qu’après un ou deux ans, tous ces efforts n’auront pas été vains et feront place au bonheur d’être parent. L’adoption est une quête qui peut se révéler ardue et sinueuse faisant atteindre des sommets que l’on croyait jusqu’alors inatteignables. L’attente et l’impatience ne seront alors que de vagues souvenirs de voyage, faisant place aux joies et surprises à venir.
Suite du dossier:
- Adoption: Trois possibilités
Témoignages
- Élaine, mère de Jérémie
- Ève, maman d’Angélica
- Avis
d'expert: Dupont, travailleuse sociale en adoption
Votre
point de vue:
1- Selon vous, y a-t-il encore beaucoup de préjugés face aux mères laissant leur enfant en adoption? Que pensez-vous vous-même de l’adoption?
2- Et pour celles qui ont déjà adopté, comment s’est passé votre expérience? Trouvez-vous que les ressources d’aide à l’adoption sont suffisantes?
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