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Recherchées: Femmes pour emploi d'escorte - Vanessa, 25 ans, escorte à Montréal
par Katarzyna Klim - Amabilia.com
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"Je
sais qu'il y a des filles qui ont choisi cette vie.
J'en connais. Ce n'était pas mon cas. Enfin
pas exactement." Elle a commencé jeune,
à 19 ans. Originaire d'une petite ville plus
au nord, elle se souvient être arrivée
dans la métropole avec |
une copine. Elles n'étaient
pas encore majeures. "J'en avais un peu marre
de vivre à la maison. Je ne m'entendais pas
très bien avec mon beau-père et puis
il y avait ses enfants à lui aussi, qui étaient
plus jeunes, j'ai senti que je devais partir." Elle avoue venir d'un milieu simple où l'éducation
s'arrête souvent au secondaire. "Chacun gagne
sa petite vie, comme il peut, honnêtement." Justement,
comment voit-elle son occupation? "Je n'y pense pas
trop sinon je culpabiliserai sans arrêt. Et puis il
y a l'habitude." Alors pourquoi avoir commencé?
"Disons qu'on perd vite ses illusions en arrivant dans
une grande ville, on ne connaît personne, les factures
s'accumulent et puis les emplois très simples, ça
ne paye pas beaucoup." Elles ont toutes les deux galéré
pendant un an et demi, petits boulots: serveuses, vendeuses,
femmes de ménage. À deux, c'était un
peu plus facile.
Et
puis son amie a plié bagage. "Elle s'est découragée,
elle voulait rentrer, se refaire une vie." Toute seule,
elle est vite tombée sur des annonces d'escortes.
"Quand je travaillais dans les bars, on me disait que
j'étais jolie, que j'avais un beau corps. Je me faisais
beaucoup draguer. Alors un jour je me suis dis que je ferai
une tentative." Engagée par une agence, elle
commence sa vie "souterraine" comme elle l'appelle.
"Je n'aurai jamais imaginé faire ça.
Vendre mon corps, ma compagnie à des hommes."
L'argent était là, il a longtemps été
l'excuse en béton. "Je me fais telle somme et
je laisse tomber! Je me répétai ça
tous les soirs de travail. Et puis le "à temps
partiel" est devenu un train de vie." Elle ne
veut pas qu'on pense qu'elle a bêtement succombé.
Mais il est difficile de se défaire des habitudes
d'une existence plus aisée. "Je vais au spa
me faire dorloter. Je me fais plaisir." Rentrer dans
sa région? Impossible. Elle ne supporterait pas la
vie d'une si petite agglomération. "Ils se demanderaient
tous d'où vient tout cet argent. Ils ont l'esprit
beaucoup moins ouvert que les gens à Montréal."
Et l'avenir? "J'aimerai avoir des enfants c'est sûr!
Un de mes clients m'a déjà demandé
de vivre avec lui! Mais je ne pourrais pas, si jamais je
deviens mère je couperai de façon définitive
avec ce milieu." L'avouerait-elle? "Oui, je pense
qu'on doit être honnête. J'espère qu'un
homme acceptera mon passé." Les hauts et les
bas du métier? Même réponse aux deux
questions: les clients. "Il m'est arrivé d'avoir
de très mauvaises expériences. Quand je me
retrouve avec un client je garde toujours tous mes sens
en éveil. Je m'assure surtout qu'il ne m'arrive rien
de ce que je n'aurai pas accepté. Il faut connaître
ses limites et savoir les faire respecter." Elle n'en
dira pas plus. "Mais il faut dire que certains hommes
sont charmants. Ils te traitent en vrais gentlemen, ça
fait toujours plaisir."
Pense-t-elle qu'il faudrait décriminaliser la prostitution?
"Honnêtement, je ne sais pas. Pour les hommes,
l'interdit joue beaucoup et peut-être le fait que
ce ne soit pas vraiment légal fait en sorte qu'ils
savent qu'ils sont en sécurité. Que personne
ne le saura." La discrétion revient en boomerang.
Les clients sont aussi des hommes mariés, des hommes
de haute position professionnelle. Ne souffre-t-elle pas
d'une sorte de clandestinité? "Oui, enfin, je
pense que quelque part le côté monétaire
compense. Mon dentiste, je le paye directement" rit-elle.
Pourtant elle tient beaucoup à rectifier un stéréotype
du métier d'escorte. "Les gens pensent toujours
que c'est un métier facile. C'est de l'argent vite
fait oui! Mais c'est loin d'être facile. Il y a une
grande nuance." Tarif horaire: 180$CAD.
Témoignages
- Léa,
23 ans, escorte à Montréal
- Vanessa,
25 ans, escorte à Montréal
- Avis
d'expert
Votre
point de vue:
Que
pensez-vous du travail d'escorte s'il est choisi par une
femme et non imposé? Est-ce qu'il devrait-il sortir
de l'ombre? Est-il possible d'imaginer une abolition des
métiers du sexe dont les services d'escortes?
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