
Photo: Alghero © Fototeca ENIT-Vito Arcomano |
Passeport Culture: Sardaigne, l’île mystérieuse
par Christine Castiglioni
On trouve ici ce qu’on ne trouve pas en Italie a-t-on coutume d’entendre en Sardaigne, cette grande île entre Europe et Afrique. Mieux vaut aller ailleurs si l’on craque pour les beaux monuments. Hormis Cagliari, la capitale, qui compte quelques palais |
grandioses construits par les occupants successifs – les Pisans, les Vénitiens, les Français et surtout les Espagnols durant quatre siècles-, la Sardaigne ne brille pas par son architecture. Mais à l’image de la Corse toute proche, elle n’a pas dénaturé ses traditions et ses paysages, infiniment variés. Les stations balnéaires sont avant tout des villages, implantés sur un littoral tantôt accidenté – d’innombrables criques surplombent de hautes falaises blanches -, tantôt frangé de plages immenses aux eaux translucides.
Alghero au Nord Ouest fut une fortification catalane durant plusieurs siècles. Dans la citadelle, les deux langues cohabitent encore. Quand les pêcheurs rentrent le soir, ils rapportent du poisson, mais aussi du corail: Alghero est l’un des derniers sites coralliens de Méditerranée.
Tout à fait différente, Bosa étale ses ponts et ses quais le long du Témo, seule grande rivière de l’île. On se croirait à Auxerre dans cette ville, enclavée entre mer et montagne. Et Stintino, l’une des plus extraordinaires plages de granit rose qui soient, a été préservée malgré son succès. Seule la très célèbre Porto-Cervo, créée de toutes pièces par et pour la jet set - Denzel Washington, Madonna, Vladimir Poutine, Sylvio Berlusconi et bien d’autres y ont une maison, déroge à la règle comme pour prouver que le patrimoine naturel sarde peut rivaliser avec les merveilles mondiales.

Photo: Alghero © Fototeca ENIT-Vito Arcomano
Suite: Montagnes et forêts au cœur de l’île
Carnets d'adresses: Sardaigne
|