
Photo: Marie-Galante © Christine Castiglioni |
Passeport Culture: Marie-Galante et La Désirade, les filles de la Guadeloupe
par Christine Castiglioni
Moins huppées que Les Saintes, les deux îles satellite de la Guadeloupe ont su garder leur authenticité.
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Marie-Galante: L’île sucrière
Attention, Marie-Galante vous prend dans ses filets. Dès l’arrivée par le Ferry joliment baptisé l’Express des îles, les Marie-Galantais vous accueillent avec chaleur, en créole s’il vous plaît. Buvez un ti punch les pieds dans l’eau – l’île est réputée pour fabriquer le meilleur rhum de la Guadeloupe - et vous voilà prête à partir en conquête.
Toute ronde, Marie-Galante compte trois bourgs: Saint-Louis, Capesterre et Grand-Bourg où se concentre l’animation. Le soir, on danse la biguine au Touloulou ou au Footy tandis que dehors, les animaux nocturnes, lucioles, grenouilles et sucriers - de petits oiseaux -, peuplent la nuit de leurs cris. La journée, on parcourt un éco-musée à ciel ouvert: une unique rivière bordée de Mangroves, des moulins – l’île en comptait cent –, l’ancienne plantation Murat où un guide passionnant nous fait partager la vie des esclaves, des champs de canne et des plages de rêve qui se prélassent paresseusement tout autour de l’île. La plus belle est celle de la Feuillère à Capesterre. Sous les cocotiers, s’empilent les nasses et les embarcations colorées des pêcheurs qui vendent leur pêche tous les après-midi. Le poisson frais grillé est la base de la cuisine locale. Les lolos – les petits restaurants de plage- en proposent avec des patates douces et du riz. Délicieux, diététique et pas cher: qui dit mieux!
L’île ne serait en fait qu’un immense lagon si au nord-est, les anses ne venaient rappeler que la mer sait être violente. De ce côté, le littoral déchiqueté et abrupt, offre des perspectives exceptionnelles, particulièrement à l’Anse Carole haute de soixante mètres, que l’on atteint par le sentier des falaises, fléché depuis la route. Pour y aller, on doit passer la Barre, une faille naturelle apparue lors d’un tremblement de terre en 1910. Juste à cet endroit s’est implanté le Parc Ecolambda, un concentré de nature sur dix hectares. Sur le chemin, la distillerie du Père Labat, à visiter avec modération: on y déguste les rhums agricoles, à différents stades de maturation. Pas très loin se trouve la fabrique de sirop de batterie Moysan, (jus de canne). De quoi préparer un Planteur dans les règles.

Moulin de Bézard, Marie-Galante © Christine Castiglioni
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Carnets d'adresses: Marie-Galante - La Désirade
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