Architecture
- Ljubljana |
Passeport Urbain: Ljubljana, la perle slovène
par Katia
Chapoutier - Amabilia.com -
Ljubljana
est une capitale probablement unique au monde.
Imaginez une vallée cerclée de collines
et de montagnes. Au milieu, une petite capitale
où se dresse sur un piton rocheux un château.
Un cours d'eau passe à ses pieds et la
ville l'entoure. Un paysage avec du vert à
perte de vue. Quand on regarde l'horizon, le tableau
se découpe entre le bleu du ciel et la
cime des arbres qui peuplent les montagnes. On
raconte que c'est la Suisse des Balkans. Mais
ne vous y trompez pas, il ne s'agit ni de montre,
ni de chocolat ou encore moins |
de banque. Non, si on fait la référence
au pays helvétique, c'est tout simplement pour
le décor bien sûr mais aussi pour une
certaine prospérité de ce petit pays
au milieu d'une Europe de l'est bien souvent déchirée
entre post-communisme et néo-libéralisme.
Avec le temps et l'histoire, la petite ville au pied
du château a grandi. Longtemps joyau baroque,
elle a été largement endommagée
à la fin du XIXe siècle par un tremblement
de terre. L'occasion alors quelques années
plus tard de faire construire nombre de bâtiments
art nouveau qui font aujourd'hui encore sa réputation.
Très
vite on prend un réel plaisir à se promener
dans ses rues pleine de charme et même si on
quitte le centre, jamais on ne se perd tellement le
cur de la ville tient dans un mouchoir de poche.
Avec une population nationale à 50 % rurale,
on est malgré tout surpris de croiser des champs
de maïs en plein activité à deux
pas du centre historique. Ici la nature domine ce
territoire et jusque dans les curs des villes
semble-t-il. On raconte même qu'il suffit de
parcourir moins d'une trentaine de kilomètres
pour rencontrer des ours et des lynx.
A
Ljubljana, le tourisme de masse n'a pas sa place et
pourtant! Demandez à un chauffeur de taxi s'il
parle anglais, il vous répondra très
correctement et ne manquera pas de souligner que 90
% de ses compatriotes slovènes en feront de
même. C'est effectivement un des rares pays
des Balkans où l'on peut s'en sortir avec la
langue de Shakespeare. Parfois même on vous
répond avec quelques mots de français.
L'hospitalité poussée à son extrême,
on vous dit.
Qu'est-ce qui fait que l'on vous accueille avec tant
de politesse et toujours avec le sourire?

Peut-être parce que les tour-opérateurs
ont oublié ce petit bout de terre. Un cadre
qui reste
magnifique sans le papier gras des enseignes américaines
qui vous suit habituellement partout.
Vous doutez encore? Prenez les petites rues du centre
le long du canal. D'abord vous longez ces bâtiments
chargés d'histoire. Puis vous sentez une certaine
fraîcheur, l'eau est là, vous longez
le canal, les grands arbres vous font un peu d'ombre.
Les terrasses bordent les rues pavées. Ici
on préfère le vélo aux bruits
de moteur. Ici on semble prendre le temps de vivre.
Vous croisez un groupe, ce sera sûrement la
seule et unique fois de votre séjour. Pour
accentuer votre plaisir, il y a toutes ces petites
boutiques, sans standardisation aucune. Chacune son
concept, ses produits. Du magasin de sel sous toutes
ses formes à l'artisan bijoutier ou chocolatier,
dans la rue piétonne, les boutiques se succèdent
mais ne se ressemblent pas.
Un peu plus loin, vous découvrez le marché
quotidien. Vous pourrez venir y acheter des tournesols,
du miel ou des champignons provenant des fermes voisines.
Vous y découvrirez aussi les cristaux, les
bijoux et les broderies de nombreux artisans plus
chaleureux les uns que les autres.
Mais
peut on parler de Ljubljana sans parler de Joe
Plecnik. Jamais une ville et l'uvre d'un architecte
n'ont été aussi liées. Au début
du XXe siècle, il a le feu vert pour créer,
penser, réinventer Ljubljana comme il l'entend.
On lui doit nombre de bâtiments dans la ville,
mais aussi d'aménagement de place ou de ponts.
Si Paris a eu Haussmann en son époque, la capitale
doit énormément à Joe Plecnik,
c'est donc tout naturellement que le musée
d'architecture lui rend un hommage permanent.
Bénéficiant
d'une situation idéale, Ljubljana a de quoi
charmer ses visiteurs. En un temps record, ils peuvent
rallier la côte l'été ou partir
skier à la montagne l'hiver. Mais nul doute,
le visiteur reviendra toujours à Ljubljana
car il y aura laissé son cur!
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