
CHINE, par Christine Castiglioni
Comment réduire la Chine en quelques mots? Si destination à explorer il y a, c’est bien là qu’il faut aller, tant les usages, le passé et la culture apportent de dépaysement. Et puisqu’il faut commencer quelque part, partons à la découverte de la Route de la Soie, dite Marco Polo. Cette route était en fait un ensemble d’axes qui allaient de la Méditerranée à la Chine. A l’entrée en Chine, elle traversait de hautes montagnes et le désert du Taklamakan, le plus aride du monde au carrefour des Monts Qilian, au Sud, et de la Mongolie au Nord. Un spectacle grand écran! Les sensations de démesure ont à peine changé depuis les premiers marchands. Faire la route aujourd’hui, c’est traverser les paysages les plus fastueux que l’on puisse trouver. C’est à Jia Yu Guan, à 3 000 km à l’Ouest de Pékin sur un haut plateau, que démarre la Route en Chine. Jia Yu Guan est aussi l’extrémité de La Grande Muraille, qui stoppe net au bord d’une vallée très encaissée. Tout près le désert de Gobi. Encadré par des neiges éternelles, le désert de Gobi est considéré comme le plus rigoureux au monde pour ses amplitudes thermiques. Tout dans cette région n’est que défi. De quoi aiguiser l’appétit des aventuriers. Vus du ciel, l’immensité et l’isolement sont encore plus flagrants.

Ballon sur la muraille
Des aéronautes ont survolé la région, la Porte de Jade, forteresse construite par les Ming en 1372, et le désert du Taklamakan. Ils sont allés à la rencontre des populations, offrant des baptêmes de l’air aux enfants. Une manière de partager la vie de ces habitants des grands espaces. Il a fallu deux années de pourparlers avec les autorités et beaucoup de ténacité pour obtenir l’autorisation de survol. Comme quoi, la Chine est encore un pays d’explorateur. Peut-être plus pour longtemps.
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