Chêne et Louve de Serge Lutens
«Le sucre, c’est fort» a écrit un essayiste français. Cet énoncé s’applique à Chêne, une coulée de rhum quasiment goudronneuse, que relèvent des notes de cires et d’herbes amères. Ceux qui ont aimé Sables d’Annick Goutal risquent d’apprécier cette fragrance noble et presque biblique, qui se dresse avec majesté avant de se consumer sur la peau.
De même, Serge Lutens a toujours soutenu que «le parfum devait être une ombre, la nôtre.» Louve s’inscrit dans cette veine, hanté qu’il est par un halo féerique et ténébreux de musc, d’amandes craquantes et d’une vanille nettement plus farouche que gloutonne.
«Le parfum est ce qui reste du tapis volant et je m’y accroche» a déjà dit Lutens. Pari relevé avec ces deux fragrances magiques où l’on soupçonne la maestria de Christopher Sheldrake, parfumeur de Lutens.
Chêne:
Notes olfactives: Fève Tonka, absolu de rhum, immortelle, thym noir, cire d’abeille.
Louve:
Notes de tête: Amande amère.
Notes de cœur: Rose, amande, jasmin.
Notes de fond: Musc, poudre de vanille.
-Dès octobre 2007 chez Ogilvy, l’O de L’Aube (Sherbrooke), à La Baie et Sephora, en Eau de Parfum 50ml (édition limitée pour Chêne) (135 $).
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