Archive pour janvier, 2006

Lundi 30 janvier 2006

Label RED (rouge)

Le célèbre chanteur Bono (avec Bobby Shriver) vient de lancer la nouvelle lors du Sommet à Davos: un nouveau label dit RED sera disponible dès le mois prochain en Grande-Bretagne, pour commencer. Quelques grandes marques s’y sont associées: American Express, Gap, Converse et Giorgio Armani. Le principe: Une partie (laquelle? mystère…) des bénéfices résultant de la vente de produits “rouges”, créés spécialement pour cette campagne à durée indéterminée, sera reversée au Fonds Mondial pour la lutte contre le SIDA, la tuberculose et la malaria, en Afrique et en particulier auprès des femmes et des enfants.
Les produits: Tee-shirt, chaussures, lunettes de soleil et carte de crédit.

Le seul qui a osé dévoiler un chiffre est American Express qui a promis “qu’au moins 1% de chaque livre dépensée sur la carte RED ira au Fonds Mondial”. Certains produits comme les tee-shirts sont aussi fabriqués en Afrique ou avec des matières premières africaines.
Mais Bono a été honnête en affirmant que cette action est commerciale. Il aura fallu qu’un artiste de renommée internationale et respecté fasse un peu bouger ses marques, tant mieux…
Le site (en anglais): http://www.joinred.com/products.asp

Converse

@ Converse

Vendredi 27 janvier 2006

Revue du Cinéma - Numéro 4

Ce n’est pas que je ne tienne pas mes promesses mais… Je posterai finalement cette “revue” deux fois par mois, le vendredi, pour vous donner peut-être des idées avant le week-end.
Que vous soyez d’accord ou non avec mes avis, n’hésitez pas à écrire vos commentaires, ça évitera peut-être à quelqu’un de voir un film qu’il détesterait…

Terre promise de Amos Gitaï
Dérangeant, « dark », étouffant, si c’est cela que Amos Gitaï voulait, alors c’est un film réussi.
C’est l’histoire (crue) d’un réseau de traite de femmes d’Europe de l’Est qui passent la frontière du désert du Sinaï.
Une (très mince) lueur d’espoir à la fin…

The constant gardener de Fernando Meirelles
Le film est bien ficelé, comme le livre, et il est vrai qu’une histoire pareille portée sur grand écran, mis à part des scènes inutiles, a le mérite de dénoncer une vérité ignoble. Alors, bravo! Surtout que pour une fois ce n’est pas un documentaire qui passera dans une salle obscure. Sauf que cela peut se retourner, puisque beaucoup de spectateurs se diront qu’après tout, ce n’est qu’un film, donc une fiction, et ils auront tort.

La moustache de Emmanuel Carrère
Je veux bien ne pas être pragmatique et laisser libre cours à l’imaginaire mais là, faut m’expliquer parce qu’à force de voir Vincent Lindon péter un câble pendant 1 heure et demie, c’est long…

L’Odyssée Blanche de Nicolas Vanier
Ce documentaire raconte l’expédition d’Ouest en Est (jusqu’à Québec) du Grand Nord Canadien, en traîneau, de Nicolas Vanier. Record en 100 jours. L’histoire aussi d’une équipe soudée qui parvient à atteindre son objectif. Les rêves et l’effort sont toujours utiles…

Le camp de Thiaroye de Sembene Ousmane
Dans ce film algérien, tunisien et sénégalais, datant de 1998, le réalisateur-dénonciateur signe une œuvre indispensable à la mémoire d’un peuple. 2h27mn sur la vie de tirailleurs à leur retour de la guerre, dans un (soi-disant) camp de transition. On est en 1944, l’Europe est envahie, le Sénégal (et d’autres pays d’Afrique) aussi.
Une histoire vraie dans l’Histoire tout aussi réelle.

Jeudi 26 janvier 2006

La question que je me pose…

Cette fin de semaine, en France, après que des artistes se soient indignés de ce commerce, un arrêté signé par les ministres de l’Economie et de l’Agriculture a été publié: “l’introduction, l’importation et la commercialisation en France de peaux, brutes ou traitées, de chiens et de chats, et de produits qui en sont issus sont interdites”. Plusieurs organismes et personnalités veulent que cette interdiction s’élargisse à toute l’Europe.

La question du traitement des animaux (incarcération, tortures,..) ne se pose pas, on s’entend, c’est comme pour la nourriture. Sauf que la question que je me pose est : Pourquoi militer pour l’interdiction de la fourrure de chat ou de chien en particulier plutôt que soit militer contre la fourrure en général, soit militer pour que les conditions de traitement de TOUS les animaux d’où qu’ils viennent soient décentes?
Les petits chiens tout mignons ou les chats qui ronronnent sont-ils des animaux différents?

Jeudi 19 janvier 2006

Festival Montréal en Lumière 2006

Chaque année, au mois de février, en plein hiver, Montréal vit au rythme des arts de la scène et de la gastronomie avec le volet Les Plaisirs de la Table du Festival Montréal en Lumière.
D’habitude, le programme est disponible dès le mois de décembre mais cette année, il ne sera disponible que la semaine prochaine. Où? Je ne sais pas encore (à part sur leur site Internet) vu que le volet qui nous intéresse, celui de la table, était depuis ses débuts commandité par la Société des Alcools du Québec (SAQ) qui en profitait pour le distribuer dans toutes ses succursales et que cette année, la SAQ s’est retirée. Voilà pourquoi ce volet n’a pas été annoncé comme les années précédentes et ce n’est que depuis 3 semaines que deux nouveaux commanditaires ont confirmé leur participation: Air France et la Banque Nationale.

Mais revenons à ce qui est le plus intéressant. Cette édition met à l’honneur l’Alsace comme région et Vancouver comme ville vedette. Ça risque d’être intéressant. Le président d’honneur est Émile Jung, propriétaire et chef du restaurant strasbourgeois Au Crocodile, deux étoiles au Guide Michelin.
Le principe est simple: des restaurants montréalais invitent des chefs et présentent un menu “spécial”, ce qui permet aux Américains du Nord de découvrir la cuisine de grands chefs du monde.
C’est du 16 au 26 février 2006, le lancement aux médias se passe la semaine prochaine, je vous tiens au courant et ne manquerai de vous faire saliver…

Jeudi 12 janvier 2006

Nouvelles “ambassadrices” L’Oréal Paris

Un peu de “people” ce matin… L’Oréal Paris vient d’intégrer dans sa “dream team” deux actrices: Scarlett Johansson et Penelope Cruz.
La première représentera plusieurs produits de la marque et la seconde, la nouvelle coloration à domicile Natural Match.

Ambassadrices L

© L’Oréal Paris

Lundi 9 janvier 2006

Revue du Cinéma - Numéro 3

Ça y est pour cette semaine, rendez-vous chaque lundi…

Z de Costa Gavras
Bravo à Costa Gavras, à Montand et Trintignant qui sont tous fabuleux dans ce film tranchant, cru, parfait! C’est l’histoire vraie d’un député grec qui s’est fait assassiné en 1963. Le film a été tourné en 1968. Un must!

Travellers and magicians de Khyentse Norbu Rimpoche
2ème film du réalisateur bouddhiste bouthanais qui réussit, malgré beaucoup de clichés (« Touristes, venez, le Bouthan est tellement beau et sa sagesse infinie») et de propagande (« Jeunes Bouthans et autres jeunes, demeurez dans votre pays et participez à son développement » sauf que là, j’adhère alors pas de problème pour ce genre de propagande), un film aux images grandioses, qui a un sens profond : on se trompe si l’on pense que l’herbe est plus verte chez le voisin (quoique les Etats-Unis ne sont pas le voisin du Bhoutan et que l’herbe à la période où le film a été filmé était très verte dans les montagnes bouthanaises mais bon…). Bref, c’est l’histoire d’un « officer » qui rêve d’aller aux USA et doit aller chercher finalement son visa dans la ville… A voir.

Zaïna, cavalière de l’Atlas de Bourlem Guerdjou
Le Maghreb serait-il enfin réuni? Film d’un réalisateur d’origine algérienne qui se déroule dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc (on déduit qu’il s’agit de Berbères), avec un rôle principal tenu par un acteur d’origine tunisienne.
Après Danse avec les loups, voici Galope (ou Parle) avec les chevaux…
Les paysages sont magnifiques, les chevaux aussi, la musique envoûtante…
Les dialogues sont (très) faibles, l’histoire en elle-même est pourtant intéressante…
La jeune actrice joue la cavalière (oui, la scène « cheveux au vent » y est mais faudra attendre la fin où le vilain petit canard se métamorphose en cygne).
Un beur Tunisien joue le Berbère (les fans marocains de foot ne seront pas contents contents), un autre d’origine arménienne (grand acteur d’ailleurs mais faut bien gagner sa vie) fait le méchant, et pour ajouter le film est en français, plutôt qu’en arabe ou en berbère (on peut toujours rêver!) !
Le nombre de fois que le mot Marrakech est prononcé, on en rêve!, et tous les Français, à qui ce film est destiné, se précipiteront pour acheter leur billet et cavaler telle Zaïna dans l’Atlas marocain, dormir à la belle étoile, au son du crépitement du feu, pour terminer leur semaine à Marrakech, dans un riad probablement…
Pour finir, je retranscris la critique de Gael Golhen du magazine Première qui résume parfaitement le film:
« Zaïna…” est un western couscous qui laisse un peu sur sa faim côté scénario mais ravit côté pupilles. »

Prendre femme de Ronit Elkabetz
La réalisatrice joue le rôle principal de Vivianne et a réalisé le film avec son frère (Shlomi Elkabetz). Film français israëlien qui est tout à fait poignant, autant du côté de cet homme si passif (le même acteur arménien que le précédent film, j’ai nommé : Simon Abkarian) que de cette femme qui a tant besoin d’amour. Mise en scène et jeu des acteurs, surtout de Ronit Elkabetz, bouleversant. Tous les couples devraient le voir mais il est certain qu’il penche un peu du côté féminin…

Lundi 9 janvier 2006

Revue du Cinéma - Numéro 2

Allez, sans attendre, voici la suite…

Voyages de Emmanuel Finkiel
Tout commence à Auschwitz, dans un bus, des femmes et des hommes âgés reviennent sur leur propres traces ou sur ceux des êtres perdus. L’histoire n’est pas triste, au contraire, et le titre est très juste. Un film émouvant et rare…

Inch’Allah Dimanche de Yamina Benguigui
L’immigration, les familles qui ont rejoint leur mari, leur père et leur fils au moment du « regroupement familial » du gouvernement Chirac. Une femme qui arrive en France rejoindre son mari. Un long métrage de 95 minutes, monté comme un court-métrage, d’une réalisatrice engagée !

L’aveu de Costa Gavras
Un classique avec Yves Montand. Un film à voir absolument, du pur Costa Gavras. Rien à dire de plus.

The middle of the world de Vicente Amorim
Basé sur une histoire vraie, ce film brésilien raconte l’histoire d’une famille (les parents et les cinq enfants) qui parcourt une grande partie du territoire (6 mois au total) à bicyclette pour trouver du travail. La vie dure mais courageuse de cette famille, un superbe film, plein d’espoir et de rêves, avec une actrice très attachante.

Moolaadé de Sembene Ousmane
Film du célèbre réalisateur sénégalais qui reçu beaucoup de prix. Je pensais assister à des scènes terribles, comme il en a l’habitude, mais cette « fable » (ou conte) sur l’excision n’en contient pas vraiment. Un film plus accompli (avec peut-être plus de moyens?) qui reste à voir. Il porte à la réflexion et même si son avis est clair et limpide sur la question (se pose-t-elle?), le traitement du film est vraiment africain, avec toutes ses subtilités.

La Noire de… de Sembene Ousmane
Film choc du réalisateur, datant de 1966, c’est l’histoire d’une bonne (ou domestique, si c’est plus “politiquement correct”) sénégalaise employée par des blancs (comprendre : Français) qui les suit en France…

Xala de Sembene Ousmane
C’est le festival Sembene ! Je ne les ai pas vu les uns après les autres mais ils me reviennent en mémoire…
Celui-ci date de 1975, il dure plus de 2 heures, et montre que la vieillesse devrait rendre sage un homme et non le contraire…

Madame Brouette de Moussa Sène Absa
Madame Brouette est une belle et jeune femme qui ne veut plus rien savoir des hommes, pourtant…
Réalisateur sénégalais mais film sénégalais, canadien et français.

Lundi 9 janvier 2006

Revue du Cinéma - Numéro 1

J’envoie depuis peu à quelques personnes une revue du cinéma par courriel, une fois par semaine. Ce sont des films que j’ai vus dernièrement ou d’autres qui me reviennent en mémoire. Cette revue n’est pas du tout objective, elle est basée uniquement sur mes goûts et mes opinions personnels. La longueur de mes avis dépendent de l’effet qu’a eu le film mais aussi du moment où j’écris. Bref, tout ça pour vous dire qu’après avoir été “poussée” pour la retranscrire sur mon blog, voici donc cette humble revue du cinéma, à ma sauce, parce que j’adore cet art…

Alila de Amos Gitai
La vie d’un immeuble israelien. Un très bon Amos Gitai…

Va, vis et deviens de Radu Mihaileanu
Très bon film, sujet rarement traité (si ce n’est jamais) des juifs d’Ethiopie qui en 1984 ont été emmenés en Israel.

Train de vie de Radu Mihaileanu
Excellent film. Un des meilleurs films vus. A voir absolument. Il est sorti en 1998.
C’est en 1941, dans un village juif en Europe, les habitants se concertent et décident de faire un faux train de déportation…

Mémoire d’un saccage – Argentine, le hold up du siècle de Fernando E. Solanas
Documentaire qui raconte toute l’histoire de l’Argentine (politique, économique et social) depuis le « règne » de Menem.

3-Iron de Kim Ki-Duk
Film coréen, romantique, avec une « ambiance » qui plane tout au long du film. L’histoire est originale et la mise en scène aussi puisqu’on n’entendra jamais parler les deux acteurs principaux…

Souviens-toi de moi de Gabriele Muccino
Pour ceux que ça intéresse, c’est avec Monica Bellucci… L’histoire est surprenante, on ne s’y attend pas et le voir en italien est encore mieux…

Jeudi 5 janvier 2006

A la conquête de l’Asie

L’Asie est vaste, disons plutôt A la conquête de la Chine et du Japon, en précisant qu’il s’agit du chef Pierre Gagnaire qui a déjà son restaurant à Paris et le Sketch à Londres dans lequel 4 espaces culinaires varient les plaisirs.
Il venait d’ouvrir au début du mois de décembre son restaurant à Tokyo et le 17 août 2006, c’est dans l’hôtel Mandarin Oriental à Hong Kong que la cuisine du chef s’épanouira…

Lundi 2 janvier 2006

Voeux 2006

Merci à toutes ceux et celles qui m’ont écrit pour nous (l’équipe d’Amabilia.com, ma famille et moi) souhaiter une belle année 2006, j’ai été touchée par tous vos bons voeux et vous en souhaite autant!!
J’espère que vous avez passé un temps des fêtes joyeux…
Le passage à la nouvelle année a été assez tranquille, autour d’un très bon repas. Les quelques jours de vacances (obligées) permettent de prendre son temps pour cuisiner, si on aime ça, et moi, j’aime beaucoup. Alors, pour l’occasion, j’ai préparé: bouchées de caviar, noix de St-Jacques au safran, salade de mangue-avocat-pomme verte, pâtes à l’encre de seiche aux crevettes-pétoncles et sa sauce au boursault, tarte choco-noisette et granité espresso-orange. C’était délicieux!!
J’en ai profité pour tester des recettes dont deux qui viennent de la collection Les 5 Sens par Eric Gonzalez de Saveurs Nomades. J’ai “piqué” sa salade de mangue-avocat-pomme verte de sa recette intitulée: Crabe en tempura, avocats-mangue-poivre vert. Je n’ai pas préparé le crabe en tempura mais j’ai suivi à la lettre sa recette de salade et elle est absolument extra!
Ensuite, la deuxième recette que j’ai suivi à la lettre vient de la Délicate tarte choco-noisette, orange et coupe glacée «café fort». Pour celle-ci, j’ai fait la tarte et le granité espresso-orange mais pour la glace au café servie avec, comme je n’ai pas de sorbetière, je l’ai achetée (ne m’en veut pas, Eric). Il y a normalement avec cette recette une gelée et une chantilly, bon, là encore, je n’ai pas pris le temps de les préparer. J’ai servi une part de tarte (un pur régal, à refaire pour épater et pour se régaler, elle vaut bien des desserts des pâtisseries!!) avec une boule de glace au café surmontée de granité espresso-orange (Mmm!!)
Le lendemain, rebelote et l’effet de la salade et de la tarte est épatant, de quoi être satisfaite, et je n’ai rien changé des mesures, moi qui ai l’habitude de diminuer la quantité de sucre dans les desserts, là c’était PARFAIT!!
La prochaine fois, promis une photo (à condition que vous ne la comparez pas avec celle de Saveurs Nomades)

Et pour les recettes: www.saveursnomades.com