Grâce au journal le Parisien, nous avons eu des nouvelles de Robert.
“Après avoir assisté au défilé dans la tribune présidentielle, Robert Thiel a ensuite pénétré dans les jardins de l’Elysée. Ce chômeur de Sarreguemines, venu à pied à Paris début juin, a été invité aux festivités. « Une commerçante m’a offert une chemise et une cravate.
» Au revers de sa veste, un badge avec son nom et la mention Chômeur en colère.
Dans sa poche, les cartes de visite à distribuer. La première est pour Christine Lagarde, qu’il ne reconnaît pas tout de suite. « Elle est où ? A la Justice ? » La ministre de l’Economie prend sa carte et poursuit son chemin. Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités, s’enquiert : « Vous n’avez pas encore trouvé de travail ? »
La discussion s’engage ensuite avec Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille. « Je cherche un emploi stable et durable », lui explique le chômeur lorrain. « Ah non, ça n’existe plus ! s’exclame la secrétaire d’Etat. On ne rentre plus dans une entreprise pour vingt ans. Qu’est-ce que vous savez faire ? Je vais vous donner rendez-vous et on va éplucher votre dossier. Mais soyez réaliste. » Robert Thiel réussit à photographier Nicolas Sarkozy, sur le perron de l’Elysée. « Le seul en qui je crois encore, c’est le président. » Un huissier s’engage à transmettre la carte de visite au secrétariat de la présidence.
(source Le Parisien)
Affaire à suivre…



July 16th, 2009 at 2:44 am
Merci Katia pour ces dernières nouvelles sur l’épopée de Robert dans sa recherche de travail…Combien d’autres Robert anonymes se reconnaissent en lui ?…
Souhaitons-leur le meilleur.
July 16th, 2009 at 6:16 pm
Vous avez créé un personnage…
Il faudra maintenant le suivre!
Bernard
July 17th, 2009 at 7:17 am
C’est un trés beau sujet.
…
” Et, en effet, la colère, la faim, ces deux mois de souffrance et cette débandade enragée au travers des fosses, avaient allongé en mâchoires de bêtes fauves les faces placides des houilleurs de Montsou. À ce moment, le soleil se couchait, les derniers rayons, d’un pourpre sombre, ensanglantaient la plaine. Alors, la route sembla charrier du sang, les femmes, les hommes continuaient à galoper, saignants comme des bouchers en pleine tuerie. ”
germinal E. Zola