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29 avril 2008

Accord mets et vins: Création d’émotions


Bonjour à vous tous,

Dans notre métier, au-delà des produits, de la manière de les traiter et de les servir, l’élément crucial et final de la chaîne est créé par le sommelier. Ces professionnels qui ont le savoir, la classe et la lourde tâche aussi de venir sublimer le plat de votre choix.  Cet accord doit être le plus pointu possible, créant ainsi l’accord du troisième goût, qui rendra votre soirée des plus merveilleuses.

 

 

De gauche à droite: Olivier Merotto, Mady Létourneau, Ambassadrice Chartons Hobbs vins et spiritueux, et Conrad Morin

 

 

Je viens donc vous présenter Messieurs Olivier Merotto et Conrad Morin, professeurs tout deux à l’Institut d’Hôtellerie et du Tourisme du Québec, qui ont eu la gentillesse d’accepter d’enrichir mon blog, pour les accords mets et vins. Ensemble, on vous fera découvrir dans les semaines à venir des accords insolites, ils vous parleront de leurs études, de leur philosophie, d’un univers qui ne manquera pas, j’en suis sûr, de vous passionner, tout comme moi. Univers que j’ai intitulé: la création d’émotions.
Voyons ensemble leur première analyse de cet accord.

 

 

  

 

 

 

Joue de bœuf braisée et crabe des neiges échalotes/ciboulette, bavarois de topinambours assaisonné de caviar, d’autres en fin velouté à la bière blanche

 

Notre Analyse:

Bière blanche = Blé malté et non pas de l’orge, sucre résiduel… base miellée, fermentation basse
Crabe des neiges au naturel =  umami (goût du délicieux), sucré et iodé
Caviar d’Abitibi = le nec plus ultra, iodé - nacré et soupçon d’algue

Joue de bœuf braisée = sera exigeant sur la salive du au type de cuisson, c’est un phénomène de compensation normale pour la jutosité discrète de la viande

Bavarois de topinambours = Provoquera un effet “Habillage” dans le palais, sucrosité due à l’amidon.

Voici notre  choix: UN CHAMPAGNE

Dom Ruinart rosé 1996
Bouche riche, trame serrée, nez floral suivi de cuir et d’une trace anisée. Longueur appréciable et finale moelleuse tout en finesse.

Moët et Chandon Rosé Impérial
Un autre type de Champagne légèrement dosé mais correspondant aux limites imposées des bruts. Son sucre résiduel est imperceptible en bouche à la dégustation, seul le côté vin se révélera lorsqu’il sera jumeler avec la mousse à la bière blanche.

La finesse des bulles ou des mousses sera plus crémeuse et la perception acide en sera diminuée. Le volume et la matière seront au rendez-vous. Bon appétit et à bientôt!!!

Biographie de Conrad Morin
Professeur, enseignant, formateur.
Diplômé de:
L’Université du Québec à Montréal (UQÀM)
L’Institut du Tourisme et d’Hôtellerie du Québec (ITHQ) et de l’Université du Vin de Suze La Rousse.
Stages multiples dans les milieux vitivinicoles internationaux.

Il enseigne à l’ITHQ depuis plusieurs années, dispensant des formations spécialisées en accords vins et mets aux chefs diplômés ainsi que des cours de sommellerie à divers niveaux pour les professionnels du milieu et les passionnés.
Il conseille et gère aussi des caves privées pour une clientèle internationale.
Le respect de la vie privée de ses clients passe avant tout. Il travaille en collaboration serrée avec Olivier Merotto. En accord vins et mets, ils collaborent régulièrement avec les leaders de la profession et leur position avant-gardiste est toujours à la fine pointe de la recherche.

Biographie de Olivier Merotto
Chef de formation et sommelier de profession.
Diplômé comme chef de cuisine de la plus ancienne école hôtelière, Thonon les bains, Olivier Merotto s’est rapidement tourné vers la sommellerie internationale. À Paris pour le restaurant la Tour d’Argent, à Londres pour les établissements de Sir Terence Conran et la société Harvey Nichols ainsi que le club privé Monte’s dont le chef consultant était Monsieur Alain Ducasse.
Ces années lui ont permis d’acquérir des connaissances approfondies sur les interactions gustatives. Plus récemment, Olivier s’est spécialisé en analyse sensorielle et a développé, en collaboration avec Conrad Morin, des contenus actualisés sur la compréhension des accords vins et mets qu’il enseigne à l’Institut de Tourisme et de l’Hôtellerie du Québec à Montréal depuis 2002.

La clientèle de ses cours sont principalement les chefs de cuisine, sommeliers et les conseillers en vins de la Société des Alcools du Québec. Parallèlement Olivier travaille sur une émission de télévision ainsi qu’à la rédaction d’un livre sur les accords vins et mets.

15 avril 2008

Les Espoirs


Bonjour à vous tous,

Après Cédric, et juste avant de vous faire découvrir mes nouveaux plats, version 2008 collection du printemps, et les accords vins avec la collaboration d’experts en sommellerie, et plein d’autres choses découvertes ici et là, je voulais vous présenter mes deux espoirs du futur pour le St James, pour Montréal et bien plus encore assurément. Ces jeunes qui sont souvent dans l’ombre et qui pourtant réalisent des prouesses tous les jours dans nos cuisines.

 

Guillaume Delauné, second de cuisine, et Jonathan Schneider, 1er chef de partie.

 

Les deux font la paire. Guillaume, varois d’origine comme moi, travaille à mes côtés depuis près de 3 ans, et je peux dire que ce sont des années de pur bonheur. Guillaume est une personne de confiance, ultra consciencieuse, un vrai cuisinier dans l’âme, une pièce maîtresse, un réel bras droit. C’est  pour le remercier de ses efforts et pour vous faire découvrir son talent que je lui ai demandé de créer un plat à lui, à son image. Voici le résultat, ah, j’allais aussi oublié: Guillaume est un redoutable pêcheur. Avis aux amateurs!

 

Filet d’agneau rôti, viennoise amande-citron confit, caviar d’aubergine, panisse tartinée d’oignons tomates et olives

 

Ensuite vient Jonathan l’alsacien, ‘’JO'’ pour tout l’équipe Comment vous le présenter à sa juste valeur.. Un coeur gros comme ça, travailleur acharné, toujours là pour aider les autres, au palais trés affûté et à la dextérité déconcertante, une perle! Je le respecte énormément. Lui aussi, je lui ai demandé de vous présenter une création à son image.

 

St jacques poêlées, fine gelée au citron vert, condiment mangue/piment d’espelette, ‘’shooter'’ crabe/lait d’amande

 

Mais, avant de finir, je ne voulais pas oublier Olivier Potier, chef pâtissier, qui aura un prochain post, consacré à son immense talent et  les autres, ceux qui seront les futurs espoirs, ceux qui font que travailler en leur présence est un réel bonheur, et avec qui je suis trés fier de collaborer tous les jours Merci à vous S’arto, Marie, Jonathan R, Élisabeth, Guillaume B, Didier, Pablo, Thomas, Sandra.

 

 

 

A bientôt !

28 mars 2008

Cédric Deslandes, Sous Chef exécutif


Bonjour à vous tous,

Souvent le succès d’un restaurant réside sur le Chef, le lieu, les moyens, la structure et, élément primordial pour moi, sur les hommes avant tout. Ces hommes et femmes qui forment l’équipe dont je suis fier. Je voulais ici vous présenter mon fidèle collaborateur et homme de confiance, depuis près de 7 ans: Cédric Deslandes.

 

 

 

 

 

Une soirée inoubliable avec Cédric, Olivier Potier, Chef Pâtissier, et moi même

 

 

Cédric est un homme bon, simple, plein de générosité et de sagesse, débordant d’humour, toutes ces belles qualités qui font de lui un papa exemplaire et un vrai ami.
Cédric n’a d’égal que son talent! Saucier hors pair, soin du détail, il est de loin mon meilleur collaborateur avec qui la vie m’a permis de travailler, si ce n’est aussi Fabrice Devrièse, Chef propriétaire du restaurant Le Karelian, à Dommartin-les-Remiremont.
J’ai demandé à Cédric de réaliser ses propres assiettes lors d’un repas d’affaire auquel je devais participer. Ce fut une splendide soirée, tant dans l’exécution que dans les saveurs. Monsieur Cédric Deslandes fait partie de ces hommes, de ces grands professionnels, comme on en rencontre que très rarement, merci à toi!

 

 

Un plat créé pour Saveurs Nomades Rose (photographe: Mathieu Lévesque)
Pétoncles grillées, croustillant d’un confit de bœuf, purée de chou-fleur et betteraves, réduction du jus de braisage

 

En amuse bouche: Betterave confite, crémeux chèvre et herbes fraîches, réduction d’hibiscus
 

Pétoncles poêlées cuisinées comme un curry (tranche d’ananas poêlé percé, lait de coco et citron vert, condiment pomme, poivrons, amandes, émulsion au curry
 

Flétan sur peau croustillante, topinambours glacés au jus, champignons grillés/ asperges/ lard.

 

 

 

Filet de bœuf présenté comme un rôti, endives braisées au jambon, béchamel au comté, quelques noix

A bientôt!

20 mars 2008

Pâques, souvenirs des beaux jours


Bonjour à vous tous,

Nous arrivons à Pâques, moment de l’agneau et des œufs. La tradition restera la tradition. Pour cela, du côté œuf, je me suis amusé à travailler un amuse-bouche, l’œuf de Pâques.

 

 

 

 

 

Dans l’œuf: Velouté de cèpes et blancs à la neige, le jaune cuit  moelleux, une mouillette d’un braisé de  bœuf, chips de jambon et asperges servie à part.

 

 

Pour l’agneau et bien ce sera mes souvenirs tout simplement, un clin d’œil à mes parents, à ma famille, à mes amis. En pensant à Pâques, je me suis surpris en puisant dans ma mémoire à revivre certains moments, ceux qui permettent de se rassembler le dimanche autour d’une table en famille. Moments privilégiés où les rires et le vin coulent à flot, la richesse de ces instants passent par la convivialité, l’amitié, là où les recettes, trucs et astuces des grands mères ou des arrières grand mères font surface, des moments inoubliables que j’ai passés dans ma Provence natale.
Je me souviens de ce plat d’agneau, animal sélectionné dans une petite ferme de l’arrière pays varois pour la qualité de sa viande, qui était tourné à la broche et dorait doucement au feu de la cheminée. De cette splendide garniture, faite par la maîtresse de maison, qu’était une confiture de tomates caramélisées au four au miel et romarin, et des ces haricots aux oignons comme confits,  je suis un peu nostalgique peut être. Mais ce qui me fascine le plus et que je trouve tellement fabuleux, c’est ce pouvoir que la mémoire a de vous faire revivre en un instant tous ces moments, le film de votre vie, ces instants magiques qui font vous retrouver les plaisirs de l’enfance.

A très vite!

8 mars 2008

Plats d’hier à aujourd’hui - partie 2


Bonjour à vous tous,

Après les jours de festival passés, il nous restent que de bons souvenirs, de belles découvertes, de nouvelles adresses pour mes futurs voyages en France et à Toronto!
Dans l’esprit des plats d’hier travaillés au goût d’aujourd’hui, comme la soupe à l’oignon, je vous présente notre version de la bavette à l’échalote et de la forêt noire.
La bavette, cette viande si savoureuse associée à l’échalote en fait un de ces plats retrouvés bien souvent dans diverses cartes de Bistrot qui en fait un incontournable, un point de repère pour certains.

 

 

  

 

La base de la recette est très simple, il suffit de ciseler des échalotes, poêler votre bavette au beurre et à feu vif selon votre goût, retirer votre viande et la faire reposer. Un conseil: demander a votre boucher une viande bien rassie, donc plus tendre, elle n’en sera que meilleure.
Ajouter dans la poêle les échalotes et faites les revenir, donner leur une petite coloration. Ensuite déglacer au vinaigre, ajouter un peu de jus de boeuf, une noix de beurre et assaisonner, verser le tout sur votre bavette.
J’ai pensé la travailler au goût du jour, plat que j’ai appelé tout simplement Bavette à l’échalote, frites/salade

 

 

  

Bavette farcie d’une marmelade d’échalotes au vinaigre et au poivre, cuite sous vide, pressé de laitue braisée au lard, dessus laitue et échalote en salade, émulsion de laitue et vinaigrette d’un jus de viande, frites ‘’maison'’ et coulis de truffe

 

Il en est de même pour le classique dessert allemand, la forêt noire. Mais de quoi se compose-t-il? La forêt noire est un gâteau à base de chocolat et d’amandes en poudre, de cerises, de kirsh et de crème Chantilly, le tout monté en étage, masqué de crème et de gros copeaux de chocolat.

 

  

Olivier, lui aussi, s’est amusé à traiter la forêt noire d’une manière plus contemporaine, en lui donnant de l’élégance et de la sensualité, remplaçant le gâteau par un biscuit mi-cuit, l’amande par de la pistache, le tout allégé par une Chantilly chocolat et une glace au kirsh. Une célébration au plaisir du palais.

 

 

 

 

À bientôt!

1 mars 2008

Thierry Marx, Chef invité


Bonjour à vous tous,

Comme je vous disais dans mon post précédent, Montréal vit actuellement à l’heure de son festival des chefs. Moment très attendu pour et par tous les gourmets: la venue cette année de Monsieur Thierry Marx, chef invité au Fairmont Le Reine Elizabeth, véritable institution à Montréal.

 

Moi, Thierry Marx et mon grand ami. M. Michel Busch, directeur de la restauration du Reine Élizabeth

 

J’ai eu la chance, l’honneur et le privilège d’être présent à l’une de ces deux soirées gastronomiques, en compagnie d’un ami et mon professeur en sommellerie: Conrad Morin, de Monsieur Joe Yared, directeur de postproduction, et de la marraine des cuisiniers, j’ai nommé Mady Letourneau.

 

Conrad Morin, Mady Letourneau et Joe Yared

 

Le menu 6 services de Thierry Marx était en accord avec le Domaine Jean-Michel Cazes

 

 

Pressé d’anguille ‘’ terre et estuaire'’ toasts de céréales et pommes acidulées (foie gras). Vin: Château Villa Bel Air 2004

 

 

Quiche lorraine liquide (rond de pâte brisée spéciale, lard, et syphon d’un appareil à quiche). Vin: L’Ostal Estibal 2003

 

 

Raviole bras croisés (raviole farcie de pomme granny et d’anguille fumée, gelée de pomme, sel de pomme et sauce mozzarella). Vin: Domaine des Sénéchaux 2006

 

 

Boeuf aux carottes nouvelle version (filet de boeuf très mince farci d’un appareil boeuf/ail, gelée de carotte jus de boeuf et jus de carotte, carotte panée de noix de coco). Vin: Chateau Les Ormes de Pez 2003

 

 

Nougat de chèvre (bavarois de chèvre, noix et figue ‘’éclatée'’). Vin: Château lynch Bages 1998

 

 

Moelleux de chocolat chaud, fruits de la passion éclatés et noix de coco mousseuse. Vin: Xisto 2003

 

Ce menu fut à l’image de l’homme qui s’accorde si bien à dire ‘’cuisiner c’est avant tout partager, c’est toucher le coeur des autres. C’est la vie.”
Merci Monsieur Marx!

A bientôt.

http://www.cordeillanbages.com

27 février 2008

Le Festival de Jean Pierre Challet


Bonjour à vous tous,

Comme chaque année, pendant le mois de février, Montréal accueille son festival de la gastronomie. Peut-être pour nous faire oublier pendant quinze jours les durs moments de l’hiver…
Ce festival consiste à mettre en valeur une ville et sa gastronomie.
La ville invitée cette année fut Toronto, le New York du Canada dans son architecture, et notre chef invité au St James fut nul autre que le très talentueux Jean Pierre Challet.

 

Chef Jean Pierre Challet et moi

 

Tout d’abord, je tiens à vous présenter Monsieur Challet avant de vous le présenter à travers sa cuisne. Il est d’abord et avant tout un très bon ami, un de mes meilleurs, un être de passion, qui est toujours là pour vous rendre service ou pour vous donner un conseil. Un vrai homme de valeurs. Ce maestro de la cuisine, qu’il aborde en tout simplicité comme lui, est en fait un homme de goût qui aime la cuisine, dans tout les sens du terme, pour y puiser une inspiration sans cesse renouvelée.

Son menu dégustation commença par

 

Thon rouge comme un sushi, melon de République Dominicaine et mangue

 

La première entrée
 

Une rissole de crabe et homard de Gaspé servie avec une rouille

 

 

Soupe ‘’des ventres jaunes'’, croustillant de maïs, petit salé et foie gras poêlé.
En fait, les “ventres jaunes” est l’appellation, le surnom, des personnes qui, en Bresse, mangent du maïs

 

Le poisson
 

Cabillaud, purée de topinambours et raifort frais, beignet de pomme de terre au caviar d’Abitibi

 

 

Entrecôte de veau de lait, lasagne ‘’rossini'’, courges butternut, sauce aux trompettes

 

 

Tatin d’endives glacées à l’orange, migneron de Charlevoix et gnocchis frits

 

En dessert, une variation autour de l’orange sanguine et sorbet au Combava.
Nous gardons, nous tous, un magnifique souvenir de ces deux belles soirées qu’il a bien voulu partager avec nous. Merci à toi Jean Pierre.

A bientôt!

15 février 2008

Premiers essais - Nouvelle carte


Bonjour à vous tous,

Le temps passe et avec tous les nouveaux travaux qui se profilent à l’horizon pour nous au St-James: dessin de la cuisine, aménagement des espaces, restructuration de tous les services, assemblages, c’est en fait une excellente expérience, très enrichissante je dois dire.
Mais, de toute évidence, pour moi ainsi que pour tous mes collaborateurs, le plus excitant c’est la cuisine, celle que l’on va adapter au lieu. Nous sommes actuellement en plein essai de ce que sera notre nouvelle carte. Enfin plutôt nouveau concept devrais-je dire, mais ça je vous en parlerai un peu plus tard.
Après le travail de la pensée, puis celui du dessin, nous voilà rendus à celui de retranscrire ces deux points qui aboutissent à l’élaboration du plat. Je voulais vous faire part de ces nouveautées. En voici quelques extraits.
Une entrée déjà réalisée auparavant que l’on a réactualisée:

 

  

 

St Jacques poêlées, royale de boudin, rémoulade de céléri rave, ‘’Chantilly'’ d’un beurre de pomme

 

 

Sur l’idée du macaroni au fromage: Spaghetti au blé entier, comté/jambon/truffe noire 

 

 

 

 

 

Tartare de cerf de Boileau, façon rossini, salade d’asperges

 

 

 

 

Enfin, pour finir, le Noir Désir, ultime essai du dessert d’Olivier Potier, ici dans sa version St Valentin.

 

A très bientôt

8 février 2008

Chocolat… en salé, en sucré


Bonjour à vous tous,

Février, mois du chocolat, évoque le plaisir et célébre l’amour et la passion. Sous ses reflets velours, le chocolat est assurément le parfum préféré de la plupart d’entre nous, en tout cas du mien. Sa dégustation nous en fait apprécier chaque instant, comme une caresse, ou des caresses, selon notre degré de gourmandise.

Le chocolat se travaille aussi bien en salé qu’en sucré, ce n’est pas nouveau dans notre gastronomie. Depuis très longtemps, les cuisiniers associaient leur préparations au chocolat. Par exemple, un carré de chocolat dans la sauce gibier Grand Veneur donne du soyeux, ou bien le coq au vin des grands-mères avec ces quelques carrés de chocolat rajoutés juste à la fin… C’était le secret de ces cordons bleues.

De nos jours,  les esprits s’ouvrent et les tendances changent, osent surprendre. On parle de Caraïbes, Manjari, Araguani, Guanaja grand cru de chez Valrhona, voire même de grué de cacao, dans nos cuisines. Maintenant, grâce à cette ouverture d’esprit, aux nouvelles techniques  et aux gens qui l’utilisent comme par exemple Frédéric Bau, des frontières inconnues viennent d’être franchies, différentes d’il y a vingt ans, pour le plus grand plaisir de nous tous.

On s’est amusé à travailler un plat, à base de chocolat, histoire de perpétuer cette tradition. Le résultat obtenu fut assez étonnant.

 

  

 

Foie gras de canard en terrine, fine gelée d’une sauce gibier/porto/chocolat, croquette d’une mitonnée de cerf.

 

Du côté du sucré, Olivier a travaillé le chocolat, le fruit et le légume, histoire d’inverser la tendance.

 

  

 

Noir Désir, choco/ framboise, sorbet poivron rouge/framboise

 

Je vous souhaite donc une bonne St Valentin pour toutes ces raisons, et puis parce que c’est aussi mon anniversaire! A bientôt

8 février 2008

Chocolats de St Valentin


Bonjour à vous tous,

Pendant cette période “chocolat” et avant les préparatifs de Pâques, je voudrais vous signaler la collection d’un maître chocolatier hors norme de chez nous, au Canada, nul autre que Christophe Morel.
Après avoir fait briller le Canada dans différentes compétitions, Christophe a remporté lors de la Coupe du Monde 2005 la catégorie Entremet Chocolat, et plus récemment sa participation au Master World Chocolate, font de lui l’un des très grands dans ce monde du sucré.

 

 

Pour la St Valentin, vous pourrez découvrir ses créations et toute sa technique à la pâtisserie Rolland de Boucherville. De découvertes de saveurs complexes au traitement de main de maître pour les produits les plus simples, Christophe réalise comme toujours des prodiges. M. Jean-Jacques Berjot, directeur de Barry-Callebaut, dont Christophe est ambassadeur, se dit impressionné et surtout très fier de son talent.

 

 

 

 

  

 

 

Tablettes Grand Cru

 

Alors, si pour cette merveilleuse fête du plaisir et de la douceur, l’envie vous en dit, découvrez ou redécouvrez le chocolat signé Christophe Morel. A très bientôt!

Rolland Chocolatier
Christophe Morel
1241, rue gay-Lussac
Boucherville, Québec
Tél.: (450) 449-3040, ext. 2