Brad Pitt est un sage. Si, si. Un vrai. Il a eu l’intelligence de rester auprès de sa femme qui doit accoucher sous peu. Il a préféré lui tenir la main plutôt que de venir parader sur la Croisette pour la présentation de Babel.
Bien lui en a pris. Au moins, cela laissait toute la place qu’il méritait à la vraie star du jour, à celui que l’on a chaque année plus de plaisir à retrouver. J’ai nommé le nouveau James Dean: Gael Garcia Bernal.
Rarement un jeune acteur doté d’un tel potentiel a su mener aussi intelligemment sa carrière. Ses choix sont justes, variés et forts.

Il faut dire que le métier de comédien, il est tombé dedans quand il était petit. Son premier rôle il le tient au théâtre aux côtés de ses parents, il a alors 9 ans. A 14 ans, il fait ses débuts dans un feuilleton. A 17 ans, il part en Europe et deux ans plus tard il devient le premier Mexicain à étudier à la Central School of Speech and Drama de Londres.
Son premier rôle au cinéma dans Amours Chiennes (premier film du réalisateur de Babel) lui vaut une reconnaissance mondiale qui n’a cessé de progresser depuis.
On n’en finira pas de disserter sur ce savant mélange, d’ange et de Bad boy et sur sa capacité à tout jouer. Et Babel ne fait certainement pas exception à la règle.
N’ayons pas peur des mots, Babel est LE meilleur film présenté jusque là dans le festival. Je ne suis pas la seule à le dire. Un peu plus tôt dans l’après-midi, une jeune fille qui réalisait un sondage sur la Croisette au sujet  la Palme potentielle cochait des Babel à la pelle.

Pourquoi? Parce qu’en racontant quatre histoires qui se déroulent au Maroc, au Japon, au Mexique, Alejandro Gonzales Inarritu réalise un film encore plus fort que ses deux premiers (Amours Chiennes donc et 21 grammes).
Il vous emmène, vous bouleverse, vous émeut et vous raconte à sa manière la théorie du battement d’aile de papillon.
Inutile de vous en dire plus sur l’histoire, mieux vaut la découvrir.
Sachez cependant que Brad Pitt quitte son costume d’homme super sexy (enfin!) et Garcia Bernal interprète à merveille un personnage angélique et charmant qui se transforme en monstre d’agressivité et de violence une fois qu’il a trop bu. 

A la conférence de presse, les fans latinos de Alejandro Gonzales Inarritu et Gael Garcia Bernal étaient plus que nombreuses. Visiblement pas déroutées par les cheveux longs du jeune homme, elles se sont littéralement jetées sur lui à la fin. Ce style capillaire moyennement réussi était peut être un reste du tournage qu’il vient de terminer. Vous voulez en savoir plus?


Gael Garcia Bernal

Garcia Bernal sera à l’affiche du prochain film de Michel Gondry La Science des rêves avec Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Miou-Miou et Emma de Caunes. Si en plus, il se met à parler français avec sa pointe d’accent mexicain, on n’a pas fini d’en rêver….
Petite anecdote, en passant, lors de la projection de ce matin, la salle était tellement captivée qu’elle a très vivement fait ressentir son mécontentement quand le projectionniste a eu le malheur de se tromper de bobine. Soudain une angoisse a parcouru les fauteuils, et si malencontreusement il y avait eu deux bobines numéro 3 et pas de bobine numéro 4… L’inquiétude a duré quelques minutes puis à nouveau tout le monde a pu se replonger instantanément dans l’incroyable épopée Babel

Autre problème de bobine, mais plus sérieux cette fois ci. Le film de Anne Fontaine (Nettoyage à Sec, Entre ses mains…) n’a pas pu être projeté car le film n’est pas arrivé à temps. Le pauvre attachée de presse se retrouvait devant la salle pour annoncer la mauvaise nouvelle à tous les journalistes les uns après les autres. Ambiance bureau des réclamations des bagages perdus….

Décidément, tout ne tient peut-être pas à un fil à Cannes mais résolument à une bobine…