La presse américaine n’en revient décidément pas de combien Paris peut être sous les feux de l’actualité cannoise de cette année.
Il y a évidemment Da Vinci Code, à l’occasion duquel Ron Howard n’a pas tari d’éloges sur les compétences des équipes techniques françaises. 

Il y a aussi bien sûr Marie-Antoinette dans le somptueux château de Versailles. A ce propos, les mauvaises langues qui ont déjà vu le film disent que non seulement c’est terriblement ennuyeux mais ce n’est rien autre que le retour de Lost In Translation. Remplacez Bill Murray qui s’ennuie au Japon par l’Autrichienne qui s’ennuie à Versailles. Et si lui se réconfortait en buvant quelques coups, elle préfère se goinfrer de macarons. Et voilà! Changement de décors, de nationalité mais semble-t-il pas d’histoire. Affaire à suivre.
Et donc Paris était bien sûr particulièrement mis en valeur hier soir lors de l’ouverture de la section Un Certain Regard avec le film Paris, Je t’aime.
Soyons honnêtes, tout le monde était sceptique mais tout le monde était malgré tout très impressionné par la liste de personnalités présentes. Comme disait Thierry Frémaux le directeur du Festival “Nous avons eu la plus belle montée des marches depuis le début du festival…. Nous en sommes au deuxième jour!!!”
Cela dit, jugez plutôt, pêle-mêle et dans le désordre:
Gus Van Sant, Gaspard Ulliel, Marianne Faithfull, Juliette Binoche, Nick Nolte, Fanny Ardant, Gena Rowlands, Olivier Assayas, Sylvain Chomet, Alfonso Cuaron, Vincenzo Natali, Ludivine Sagnier, Hippolyte Girardot, Miranda Richardson, Elijah Wood et bien sûr Alexander Payne.
Si je vous dis que c’est son court- métrage qui a été le plus applaudi vous allez hurler au favoritisme….. et pourtant.

 

Sans nul doute donc, la présentation de Paris, je t’aime a été un véritable succès avec une standing ovation particulièrement enthousiaste. Il faut dire que même si les court-métrages sont de qualité inégale, aucun n’est à proprement parlé. On navigue habilement entre le rire, l’émotion, la surprise.
Le jeune monteur du film, Simon Jacquet a fait un travail exceptionnel puisque c’est lui qui a monté (pratiquement) l’ensemble de court-métrages. D’ailleurs, à la fin du générique, les réalisateurs les uns après les autres venaient le féliciter chaleureusement alors que la salle entière continuait à applaudir à tout rompre. Il a su garder la tête froide, avec beaucoup de gentillesse, discrétion et élégance. Ce n’est pas si souvent. 

Le tout s’est bien sûr terminé, comme il se doit, par une fête sur la Croisette. L’occasion pour moi de rencontrer Nadine Eïd, l’amie de longue date et co-scénariste d’Alexander. Une femme absolument charmante à qui on doit l’écriture de plusieurs pièces de théâtre, dont la dernière Célibattante a connu un véritable succès à Paris.