Chasseurs d’autographes et autres malotrus…
C’est toujours la même histoire. Plus on avance dans le festival, plus il y a des choses difficiles à supporter et plus les gens semblent mal se comporter.
Forcément, on est environ 50 000 personnes à être autorisées à pénétrer dans le palais. On a tous des objectifs, des besoins différents mais on finit toujours par se croiser dans des moments de cohues assez pénibles.
Ainsi, ras le bol des “Je-veux-passer-avant-tout-le-monde” qui resquillent dans les queues et les files d’attentes. Bien sûr, on est amené à devoir beaucoup patienter. Ne serait ce que pour entrer dans le palais, il y a trois barrages. 1) Vérification du badge. 2) fouille des sacs. 3) détecteur d’armes.
Tout cela est forcément source d’embouteillage. Et bien certains sont prêts à tout pour vous passer devant, gagner 5 secondes et peu importe s’ils vous écrasent les orteils, vous défoncent la cage thoracique à coup de coudes ou de sacs. Peu importe les moyens, les dégâts, l’essentiel étant d’arriver premier. Ce sont les mêmes qui tournent la tête pour prétendre qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de pénétrer dans une file d’attente devant 62 personnes qui étaient déjà là avant. Faites leur une remarque et vous les verrez hurler à l’injustice.
Mais il y a pire que les “Je-veux-passer-avant-tout-le-monde”, il y a les “Je-tuerais-ma-mère-pour-un-autographe.” Attention, je ne parle pas des gens qui passent des journées entières à attendre devant les marches rouges. Non je parle des journalistes qui à la fin de la conférence de presse ont un seul objectif: arriver à la table avant que les stars s’en aillent pour leur demander un autographe voire prendre une photo supplémentaire. Sauf qu’étant donné qu’ils n’ont que quelques minutes, voire quelques secondes, leur cerveau fait totale abstraction de n’importe quel obstacle potentiel sur leur passage. Et en particuliers, les obstacles de nature humaine. Résultats, alors qu’on essaie simplement de sortir on se retrouve dans une mêlée humaine avec des bras qui nous passent dessus, dessous, à côté. On devient une boule de flippers au milieu de bourrins qui vont dans le sens opposé.
Ce n’est pas sans rappeler la course de taureaux dans les rues de je ne sais plus quelle ville d’Espagne… En plus agressif!

Il y a aussi les “J’ai-arrêté-de-m-excuser”, Ils vous bousculent, vous donnent un coup de coude mais vous ignorent. Au cinéma, ils font lever la rangée entière, écrase quelques pieds, donnent quelques coups de genoux mais ne s’excusent surtout pas. Si vous leur faites la remarque, ils répondent “I don’t speak french” Alors que franchement, si la politesse était une spécialité française, ça se saurait, non?




